samedi 19 janvier 2013

Aiguilles d'Ansabère, Pyrénées atlantiques 2









Après bien des haltes dans le moindre hameau
où se trouve toujours quelque merveille
nous posons nos bagages à
   Saint Étienne de Baigorry,
un petit village pour lequel nous avions eu un coup de coeur
trente ans plus tôt.

Il fait si mauvais temps
que nous nous demandons si nous avons bien fait de venir
dans cette région réputée pour ses précipitations...


Qu' importe, nous sommes deux sous le parapluie
et puis l'église de Saint Etienne est si belle, si typiquement basque
avec ses trois étages de galeries boisées.

Au pays basque, la religion  a conservé de lointains liens avec le paganisme:
Les femmes ont le privilège d'être en contact avec la naissance et la mort,
elles assistent donc à l'office au rez-de-chaussée,
au plus près des forces de la Terre,
hôtesse et gardienne des corps et des âmes.







Le lendemain, nous prenons la route vers la vallée de Lescun et les aiguilles d'Ansabère,
à la frontière de l'Espagne.





Une délicieuse église romane au très curieux clocher interrompt notre voyage,
à
   L'Hôpital Saint-Blaise.

Nous découvrirons au cours d'une visite guidée les origines Navarraises,
Byzantines, Espagnoles et Mauresques de ce monument
classé au patrimoine mondial de l'Unesco.




Nous rapprochant du lieu mythique, le soleil s'étiole peu à peu.
Nous laissons la voiture assez loin et marchons dans la certitude
que la journée sera belle, comme nous les aimons
faite de cieux variables et vents un peu piquants.
Une première halte pour déjeuner au bord du ruisseau
en contemplant notre  à venir...
J'ai le sentiment de me trouver au bord de la
naissance du monde .
Cela fait presque mal de se trouver loin de toute inscription.



Lentement, aidés d'un bâton, nous montons vers le premier plateau.
L'ascension est censée durer une heure jusqu'à ce premier niveau,
et une demi-heure de plus pour atteindre les cabanes d'Ansabère
mais je ne suis pas une montagnarde aguerrie 
il me faudra le double de ce temps pour rejoindre les cabanes
temps
au cours duquel je bénis la faim photographique de Michel
qui me permet des haltes bienvenues.

Nous découvrirons au retour qu'existe un chemin tout à fait carossable
qu'empruntent en voiture les " randonneurs" afin de rejoindre le premier plateau !!
Quelle honte!

Le chemin pour piétons est à la fois raide et sinueux, rempli d'obstacles,
parmi lesquels des  cailloux très malicieux... 
Au point que nous le quittons souvent pour l'herbe
et la contemplation du panorama:





                             
                             Bien sûr, à cette altitude ( environ 1200 mètres) 

les fleurs sauvages poussent encore sans se poser de questions.
Ce ne sont que tapis de pensées, molène floconneuse, paquerettes, pimprenelles,
cirses laineux, saxifrages et j'en passe

et de biens jolis chardons:





Au milieu des cailloux, sur une terre qui semble très pauvre

des centaines, des milliers d'iris sauvages



Avec tristesse nous regardons descendre des randonneurs,
leurs bras lourds de ces fleurs qui en ce lieu sont certes abondantes
mais ne réclament pas d'être décimées...





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