vendredi 25 janvier 2013

Basil Besler, la fritillaire couronne impériale





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Il en est des fleurs comme de certaines espèces animales. Elles suscitent chez les amateurs des compétitions aussi féroces que celles qui conduisent aujourd'hui à exposer son chat ou son chien dans un concours  spécialisé... Sans doute la chevelure de feuillage qui chapeaute la fleur à plus d'un mètre parfois est-elle pour bonne part responsable de cet attachement  quasi identitaire quoique inter-espèces et d'une envie de le valoriser ... ?

La ferveur pour la fritillaire dite " couronne impériale " date du XVIIème siècle. Bien avant sans doute puisque Brueghel l'ancien la coinçait au sommet d'un bouquet.

Ici une autre toile de Philippe de Marlier qui cumule les liliacées et bulbes de toutes nature. Et longtemps après, Van Gogh en faisait un bouquet somptueux.

Cette fleur époustouflante est originaire de Perse mais a très bien su s'adapter à nos climats, pourvu que la terre y soit plutôt lourde, voire inondée.

Elle est le fleuron d'une espèce qui compte des variétés aussi nombreuses que les sols où elles acclimatent leur robe étonnante...

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On lui donnait le surnom de " Fleur qui pleure", en raison des nectaires pendant à l'extérieur de ses nombreuses fleurs et qui secrètent en permanence du nectar!

Son bulbe dit-on éloigne les mulots et autres amateurs à dents pointues.
Aimant la compagnie des petits habitants de mon jardin, je ne prendrai pas le risque de les faire fuir ailleurs et, de toutes manières, la sécheresse du lieu ne lui conviendrait guère.

Et puis, c'est une fleur bien compliquée quoique fort belle. Je lui préfère la modeste simplicité de la fritillaire pintade ... qui elle non plus ne pousserait pas chez moi par manque d'humidité mais que l'on peut voir pousser par milleirs à la bonne saison en bord de Garonne, là où l'eau rentre loin, loin dans la terre.

Quelle merveilleuse inventivité que celle de la Nature! Non?

Et pour accompagner en Musique, un extrait du Couronnement de Poppée de Claudio Monteverdi par Philippe Jaroussky et Christina Pluhar:






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2 commentaires:

Viviane Lamarlère a dit…

agnifiques, ces plantes...;)) Et moi, cela me fait toujours penser au "catalogue de fleurs" de Darius Milhaud, car dans l'interprétation ancienne qu'en possédait Robert, la petite voix flûtée de la cantatrice associée au texte rebutant était franchement tordante.
Commentaire n°3 posté par Valentine le 01/02/2011 à 15h30

J'ai essayé de retrouver des interprétations anciennes de ces mélodies, mais elles doivent être passées à la trappe. Il m'a frappée cependant que de tout ce que j'ai écouté avec attention, aucune version ne permet de comprendre le texte!Je le remets ici pour mémoire:



Les fritillaires aiment les endroits

exposés au soleil et à l'abri du vent

et des gelées printanières.

Pendant l'hiver on les couvre.

On les appelle aussi Oeufs de Vanneau

et Couronnes Impériales.

Viviane Lamarlère a dit…



Ah ! Merci ! J'avais oublié le texte !! C'est vraiment rigolo lorsqu'elle susurre "oeufs de Vanneau", on se dit : "mais qu'est-ce que c'est que ce délire ?"
Commentaire n°4 posté par Valentine le 02/02/2011 à 10h36

C'est vrai que le texte est assez bizarre... Je n'aime pas tout Milhaud en fait et pour les mélodies lui préfère Poulenc... Bises!
Réponse de Russalka le 04/02/2011 à 08h44

Voilà, Robert vient de me retrouver le disque : il s'agit d'Irène Joachim, tu vois un peu le genre... ! (Disque consacré au "Groupe des Six, oeuvres vocales" qu'il s'est procuré dans les années 60).
Commentaire n°5 posté par Valentine le 02/02/2011 à 10h58

Je ne connaissais que de nom cette cantatricve et ai up écouter des extraits de sa discographie sur la toile, elle a la voix... de cette époque surranée ;o)) Bises et emrci du souvenir que j'exploiterai un jour prochain consacré aux ancienne cantatrices.
Réponse de Russalka le 04/02/2011 à 08h46