jeudi 10 janvier 2013

Brûlis d'ange et de pierre


 
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Pourquoi incendies tu les bois sur ton passage et pourquoi ton visage
est-il cendré d’hiver?
L’Ange, dans ton chaos, ne saurais-tu vers quel
accompli se rend ton étonnant voyage ...?

De ton talon de feu tu as brisé ma pierre.
Es-tu grisé de sang ?
Ton carnage a laissé, veuve, en mon paysage,
une
Lune inconnue de mes freux désolés.
Réponds!
Toi qui questes, entends-tu sous l’humble carapace
et le coin et la masse en faim de retrouver
ce lieu où toute geste est de même couvée :
le cygne et le corbeau, la carpe et le rapace ?


Pourquoi incendies-tu mes bois de ta beauté ?
Ecoute moi plutôt...

Oui… j’entends, coeur joyeux, vers d’autres passerelles
tu vas semant des ailes un début de clarté.
Mais dis moi,
cette Coque ouverte devant toi...
qui est-elle ?
Je ne puis dire encore. Quelque chose gouverne
en moi la mise en berne, je vais,
talon brûlant ce que savais :
le gris, l’ocre, le terne.


Tu sembles si puissant ! et tes yeux
comme ils tiennent
la braise serrée. Il s’en faudrait de peu
que je vienne…
Je ne puis t’emmener, un grand dessein m’attend
aux arêtes de temps ressemblant à la pierre.
Ces bois que tu me pleures, ces fumées d’étangs
digèrent enfin la terre
et cette pluie d'argent qui cache la montagne
je te les abandonne, et repars en campagne
 en ce pays où l’âme d’eau pure résonne.


Où est-il ce pays? Dis-moi, l'Ange, où est-il?

Je ne sais.
Un voyage. Un nectar. Ou une île.

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