dimanche 13 janvier 2013

Du sol une protestation



Ma campagne creusées d'ombres claires
ma campagne en avant de paroles
 
tes pierres croient en paix leur lente vie de pierre
        entre les bergers d’herbe
     
Mais quand le vent essaime aux jeunes troncs galbés
    quand ses fouets coléreux ont dilaté les champs
offert à la lumière une vasque soumise
l'indiscrête terreur s'infiltre et te surprend

Ma campagne ma vraie
entends-tu galoper
le possible muret
      la défriche si proche au triste cimenté
    les matins de cordeau
voyages épeaufrés


Tes pierres alors s’en vont

En berceau devant elles
la sombre patience des terres anciennes
tout y pousse à l’endroit avec assez de ciel

Du sol
bientôt chevé
une protestation

3 commentaires:

lutin a dit…

une poésie qui me transporte dans le gris de mon parc, tout y est au ralenti, tout dort sous la pierre patiente, seuls mes pas protestent frappant le sol afin de voir rebondir le printemps.

aimela a dit…

Très joli texte :)
J'ai beaucoup de mal à déposer des commentaires sur ton blog, j'espère que celui-ci restera

Viviane Lamarlère a dit…

Mille merci à toutes deux, je suis super débordée en fait avec cette migration choisie pour éviter le pire qui ne manquera pas d'arriver, à savoir la disparition de docs et de tout mon travail dans sa forme voulue au départ... Bises et toute douce année!