vendredi 18 janvier 2013

Eimons les arbres, de Louis Pierard

Aimons les Arbres " de Louis Piérard * 2 *










Lentement ce délicieux livre dont je vous avais parlé il y a quelques temps me découvre ses trésors.
Poèmes, extraits de pièces de théatre, fables, articles politiques
ou de  " vulgarisation" scientifique.

Souvent, dans mes promenades, je me suis demandé si nous entrions en résonance avec les formes des arbres comme nous vibrons à la couleur sonore d'une voix ou d'un instrument, à la musique d'une toile, au feu d'une écriture. Et ce qui en nous, lointainement inscrit, s'appuyait sur la forme des branches, le grain de l'écorce, la danse particulière des feuilles.

Si je devais être
un arbre
je serais un hêtre.

J'aime la splendeur très calme des ces grands arbres de montagne,
leur feuillage qui reste toujours d'un vert tendre et luisant
la beauté des sous-bois à leurs pieds
sur le terreau desquels les traces vont
mûries
sereines
lentes.
 


Les forêts de hêtres sont apaisées.
On y oublie que l'on a parfois cherché le bonheur
on y découvre qu'il tient à peu de choses
un parfum, une silhouette lointaine et sans nom
un pluie qui piétine sans écraser le coeur.


Ce livre m'a donné un poème minuscule
qui rejoint mes propres sentiments
Je vous l'offre...
Et vous, si vous deviez vivre une autre vie
quel arbre seriez-vous ?



Les arbres m'ont appris la sagesse.

A les contempler, à rêver en écoutant le murmure de leur feuillage,
j'ai acquis le sens de la Beauté. Je m'efforce de donner à mes poèmes
un rythme semblable à celui des branches alternées.

Si je devais connaître une autre existence
je voudrais que ce fût sous la forme d'un bouleau...
La grâce svelte de son tronc
les paroles éoliennes que chuchote sa frondaison
me semblent surpasser les proportions humaines les plus élégantes
et les discours les plus éloquents.

Je crois la vie tissée d'illusions.
Or, nulle illusion ne vaut celles que me procurent mes pères
les Arbres


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