dimanche 13 janvier 2013

Généalogie du feu

Au
tout
début
instant
zéro

Au cœur
du bois
au bout
des doigts
le brasero

Puis un hoquet
de l’épigastre
phosphorescent
répandant sons,
lumière, sens épars,
pillant des astres.

Entendez vous dans le chaud hier
le feulement d’une femelle
ventre fournaise
athanor chair
mélopée noire aux courbes braises
volute souple
volupte couple
Eros naissant dans les chants d’Elle.

Et deux par deux, lueur secrete
entre leurs paumes enlacées
ils vont à l’horizon plissé
nourrir leur feu.
Deux cheminaient.

La nuit revêt son blues ombreux
piqué de cris aigus, éclairs
sortis tout droits d’un show d’enfer.
Eh, toi, le Diable, que sais tu
de la terreur et la vertu ?
 

Eteins celle-ci
éteins celle-là
il ne doit plus
rester de flamme
il ne doit plus
survivre une âme !

Le feu a pris
sur la misère
déjà les hommes on le cou roux
la peau qui bout
le regard fou
le regard feu

La révolution erre

Dans un ultime embrasement
le Tout finit de s’expanser
puis il pince
au firmament
les étoiles
de ses
pensées
ne reste
que
cendres
instant
Zéro.


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