jeudi 10 janvier 2013

Le pentagramme




Etoile-200.jpg


Du fond de l’horizon, il s’était mis debout
L’infini tout heureux, le Huit à taille fine
Une rose des vents piquée sur sa poitrine
La balance du juste suspendue à son cou.

Très vite il rencontra un chemin parallèle
A son propre trajet. Il y voyait vaguant
Un pieux dix-sept aux airs mélancoliques, frèle,
Mais au regard de juste, sa lyre muette au vent.

“Voyageur attristé, partageons un moment
Ma quête d’absolu, cheminons doucement
Nos chemins sont si proches, ne peuvent se croiser
Mais du moins nous permettent- ils de nous parler?”

Le dix sept s’arrêta, les yeux pleins de ces ombres
Que l’on voit chez tous ceux qui ont perdu un jour
Les notes de musique , les recettes d’amour,
L’Harmonique des sphères et la magie des nombres....
“J’ai vécu lui dit il, je suis nombre néfaste
Change l’ordre des lettres et tu verras funeste
Le XVII Harmonieux se changer en VIXI
J’ai vécu, je voudrais pouvoir mourir ici.

Alors le très doux Huit aux courbes féminines
Enjamba le chemin , à l’autre se mèla..
De leur union naquit définitive loi
Qui veut que parallèles point ne s’accoquinent.
Mais il naquit aussi un beau nombre au carré
Un Cinq tout lumineux, pentagramme centré
Ou s’inscrivit un homme prêt à se lever



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