mardi 15 janvier 2013

Manouches




Le soir
par
petits groupes elles vont
un temps fou à la main

leurs rires en cortège écartent les trottoirs

rejoignent le cercle de roulottes

là-bas

derrière les pins

entre deux haies sauvages dont les ramures s’aggravent de poches déchirées et de mille chapeaux

Le soleil
est tout bas

Il  coud sur le fil de la route leurs silhouettes bordées d’or

déjà
la forêt plante ses morceaux
dans leurs chansons et dans leurs peaux

La nuit s’est élargie

comme elle semble pauvre
dans ce bruit d’imprudence
des roues pressées
qu’un rien délivre

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