mardi 29 janvier 2013

Neige



La neige
si lente si légère
esquisse les contours
d’un délicieux désastre
Il n’y a plus de flamme verte

on a éteint les arbres
 le sol est blanc comme un larcin au petit jour
Mais au-delà de la fenêtre
un reflet vient à moi
contourne le silence
et trace prudemment
à l’envers de mes yeux les bretèches du vent
Sous les cambrures denses

on rêve quelques cris, combats imperceptibles
le bourdonnement dru des germes qui s'élancent
l'écharde d'un regard planté dans  l'indicible
La neige
   sait-elle
ce qui





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