mardi 29 janvier 2013

Voiles



coteaux-brume.jpg
Ce matin d’août

la brume fait mentir qui a jamais cherché à couper au couteau
                  la brume
      
Qui peut se prévaloir de l’avoir vue saigner

autre chose qu’un lait ?
 
Les récifs qui attendent
    les branches ongulées le harpon des ramures
    sommeil encore aux vitres

Le ciel s’est envolé
    ailleurs vers quelque bleu

A qui m’ose d’hier

    apporter les pigments frayés dans la colère
j' offre la brume au bruit mat écourcis
    ses dangers froids et muets
la paix plantée
mon cœur


la forêt

                l’où viens tu.





2 commentaires:

Martine a dit…

Qui peut couper la brume? Le harpon des ramures s'y essaye... en vain.
Magnifique
Merci Viviane. J'aime
Bonne journée ;)
Martine

Viviane Lamarlère a dit…

merci à toi Martine, je suis désolée vraiment du peu de temps à consacrer aux amis poètes sur la toile, mais entre ces transferts, le jardin qui se réveille, une toile que je suis en train de terminer pour l'anniversaire de mon chéri et le reste, à vrai dire je ne touche pas terre!!