samedi 2 février 2013

Coquelicots

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Derniers coquelicots
papillons enchaînés à l’avoine qui danse
courlis  pétales rouges
  esquisses dans l'air chaud
sarabande d’insectes
            bayadères infimes au désordre brumeux


Une peur joyeuse
entre les pinèdes

perdu la mer ?


La pause d’un bosquet
sérénade d’odeurs

glissant le long des fûts malmenés par le vent

leur ombres de penseurs

 

Enfin entre les branches
bien au- delà des brumes

fuyant l’été de blanc coutil

bien plus loin que le temps

la grande plaine d’eau


On n'entend plus les orphéons de feuilles et d'or
les grillons se sont tûs

On n’entend que les chants du corps chevé de faims
les embruns coulent leurs moères
chagrines d’eau humbles et douces


Tellement mien ce silence
ponctué d’oiseaux
dans un ciel implacable

Tellement mien ce nuage

et sa langue désir
aux caprices du vent…


4 commentaires:

Valentine a dit…

Encore un très beau poème - avec un rien de tristesse, mais tout de même du rêve à la fin !

marlene04 a dit…

Tes mots rendent la poésie si pure...
Amicalement

aimela a dit…

Le coquelicot est ma fleur préférée

Viviane Lamarlère a dit…

Merci à toutes trois , la poésie me semble si lointaine aujourd'hui alors que je suis prise comme dans un tourbillon de la vie. Mais je viendrai vous lire toutes ce soir ou demain, promis!