vendredi 15 février 2013

Ils sont partis...


 
Pour des raisons militaires et sentimentales
ils avaient choisi de déguiser
les bêtises dans l’air
en lois mathématiques
 
Elles traînaient leurs guêtres depuis la dernière étoile nommée
(∫ı¿∫ÎflªïŒŒŒŒïï c'était le nom de l'étoile qui s'en bat l'oeil)
les petites choses sans but précis
mais la faiblesse humaine vous savez
cela pense et dés pense
 
Il leur fallait un barbu pour déclencher le monde
sans que cela ressemble au loto
ils l'ont trouvé derrière la derrière étoile nommée - un vieux monsieur-
puis lui ont dit : On vous engage ! vous donnerez du sens...
On serait parti de rien et vous auriez fait le reste
nous nous chargeons de votre publicité et ne marcherons pas sur vos plate-bandes
vous en ferez autant
pas un iota de superstition là-dedans
balayée l'intuition
juste un souci de cohérence des bêtises qui traînent leurs humeurs positives négatives
et s’arrêtent par endroits pour respirer la nuit
à ce qu’on croit
 
Il n’a pas protesté
les savants sont distraits derrière les étoiles
il a tout installé en un tour de main (c’est ce qu’on dit je ne fais que rapporter
c’est pas bien car cela procède de l’entretien
des légendes sans fondement )
 
Pour des raisons militaires et sentimentales
ils ont abandonné la montgolfière
et ils l’ont remplacée par une sorte de magie métallique et coûteuse
plus légère que l’air
cela rassure sans doute de voir voler un oiseau au ventre bien rempli
et qu'il meure en plein vol cela ramène à Dieu
nouvelle religion
nouvelle métaphysique
elle permet d’ignorer le point où se plante le compas qui trace son cercle inéluctable autour de nous
point qui s’ouvrira le moment venu mouvement de siphon
ainsi font font font
les petites mares honnêtes
au vide-ordure tout le monde terminus
on a fait ce qu’on a pu pour vous bricoler un peu jusqu’à la dernière seconde
 
Pour des raisons militaires et sentimentales
nous sommes obligés de débrancher la machine
vous commenciez à trop penser
votre oxygène tout neuf polluait le notre et faisait peur aux foules habituées à respirer à demi-poumons
vous nous obligiez même pour respecter le principe de cohérence
à inventer des équations qui expliquent le hasard
vraisemblancent vos révoltes
c'est trop pour notre paresse
 
Pour des raisons mille terres et sentimentales
avant qu’on ne nous tue
avant d’avoir envie de tuer ceux qui tenaient les prises
nous sommes partis comme on ne ment pas
vers le désert le plus proche
 


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