lundi 18 février 2013

L'automne des derniers gestes



Les derniers gestes de l'automne

ne s'effraient plus du froid qui mord
.

Ils donnent

à la terre
un peu du corps
un peu de l'âme un peu du temps

posent aux trous profonds l'ardent

bulbe ou la généreuse corne.


Peu m'importent

les feuilles mortes

et leurs bonds d'écureuil qui narguent mon râteau


Peu m'importe l'étau

que fait le vent devant la porte

Peu m'importe qu'ait disparu l'écorce

même de l'absence

Au plus vivant du silence

il me reste ce froid où je trouve des forces










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