samedi 16 février 2013

Un jour vers la Bretagne

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Plus tard
par les chemins glanés de sombre
un bouquet simple au chaud
des paumes nous irons
et tu me diras « oui » pour traverser

A son chant d’éventail
tu parleras l’envol d’un grand oiseau veillant
et j’oublierai son nom
si fière à mon tour d’un nuage.

Nous laisserons le vent caresser nos visages
de sa buée de sel qui annonce les vagues.
Un muret. Une église. Un village de paille
aux toits de chaume doux de notre lent passage
et la baie bourdonnantes de ces pierres noires
dont on fait les maisons
ici
l’eau est d’un bleu si vert qu’on dirait une dague.

Ce sera comme sur les photos passées
quelques couples au loin
voix en fumée au fond de l’épuisette
et des enfants qui jouent dans un coin
en regardant couler leurs desseins de sable
une
barque attendant la prochaine mariée
et nous,
le pied glissant sur les algues tiédies
les yeux un peu brûlés de rien
connaître et de nous sentir bien.

Il n’y aura plus de bruit en marchant vers la mer




2 commentaires:

Valentine a dit…

Que c'est beau ! Merci Viviane, cela fait du bien de lire de si belles choses qui font rêver, par les temps difficiles que nous traversons...

Viviane Lamarlère a dit…

Merci à toi, Valentine, un vieux poème qui fait chaud en effet ( quoique le soleil soit de la partie ce matin encore ici ;o))