mercredi 20 février 2013

Vers elle...



 
Tes chiens m'ont entendue venir
et je me tiens déjà au creux de mes paumes

comme un oiseau transi

Qu’il est noir ton jardin
il se montre du doigt
quelque chose le brûle
sa robe est parsemée de cloques


Nous sommes dans un pli

tout va s’ouvrir

tout va s'ouvrir


je veux croire au surgir du fer où tu me tiens

moi ta graine à chaque fois plus grain

Mais ne s’ouvre que l’évidence

heurte le bois mon cœur pour rien


Repas.

De rares instants
un silence de poutre entre nous se suspend

Repos de l'écoute et du corps

je suis tellement tendue pour m'empêcher de bondir
les yeux ouverts je dors le temps
que s'assoupisse la haine de la vie qui tient debout la tienne

La lumière

se dépeure
illumine la paille de nos gestes
un répit une grâce entre deux escarmouches

Il fait nuit quand je pars

il n’a presque pas cessé de faire nuit
même si le silex de tes mots
ma mère
a entaillé quelques éclats
de moi peu de choses
balaye les





1 commentaire:

flipperine a dit…

un dur moment à passer que ce silence