jeudi 14 mars 2013

Aiguiade




azalées dogwoods



Au milieu du chaos des voix
dont seules quelques unes me semblaient désormais sûres
authentiques ou belles
la sienne se faisait entendre
verte encore et ténue
au point de me faire oublier le froid
les bruits de peine gueuse en moi

Etonnant comme il suffit de peu de choses
pour que le corps s'amenuise
le mien se concentrait en strattes chagrines
autour d'un accident sans morts ni incendies.

C'était comme ces chants d'oiseaux
qui vous suspendent à leur gorge
au moment où les pas s'aveuglent vers l'abîme

Je ne serais son terreau sa bruyère sa lande
je ne serais son eau dans les pinèdes noires
je ne serais la glaise où planter son épine
et pourtant le contact
entre épaule et tissu
de l'aiguille tombée
quand j'émiettais mon temps sur la terre gelée

me donnait
à nouveau
goût de vivre





azalées dogwoods





1 commentaire:

Martine Maillard a dit…

Tout un écheveau d'images de terre, de végétation, de nature qui se tresse et se dresse pour te montrer reprenant vie...