samedi 16 mars 2013

Au passage le temps





Au passage le temps

    goutte à goutte sans escale sans bruit
        me caresse la joue les soirs d’incubaison
    au passage le temps
        ses mots en éventail sur le pourtour des yeux
la peau qui transparence à débusquer le je
      

Etre un grand arbre blanc
        sur la route immobile épluchée par le vent
    attendre jusqu’à mille

Au passage le temps
    de plus en plus souvent un poids neuf inconnu
énigme tous mes gestes


    Entre deux huis
furtives
        les choses d'autrefois
       il reste quelques taches
l’imprononcé de l’être

Elle rêve un chemin qui s’ouvrirait tout seul
        une improvisation taillée crue dans le vert
  ou se perdre à plaisir
        des portes tout du long
trois dièzes à la clef pour s'envoler au vent
 

Sur le visage nu
emportées par la brise
des voix lui parlent sans urgence
au lointain
le jour
puis


Toulenne, 11 avril 2005


1 commentaire:

Martine Maillard a dit…

J'aime la richesse de ton vocabulaire autant que la richesse des images et des idées que tu nous offres.
Tandis que la fin, étrangement, s'efface comme une musique...