mardi 5 mars 2013

Ecluse lente




Le vent violent a obscurci le ciel, mon jardin en morceaux

dans l'ample solitude
triste chanson des branches émiettées sur l'herbe

Vie.


Chaque écluse plus lente.


En présence de l'Enfant
les choses les plus simples nous emportaient vivants dans une éternité

on y acceptait sans révolte de n'être que d'un temps
si loin de ce qui trompe la passion de l'existence

Ses menottes jouant à " ainsi font font font les petites marionnettes"
ses rires de nos coucous
cache cache
et il marche
et l'émerveillement de le voir s'applaudir quand il nous a tendu
l'objet que nous nommions

Je ne vous parle pas ici de performances
mais de ce savoir-être-vivre-comprendre
qui jaillit droit comme un futur

Combien me semblent morts les gestes qui commandent
en regard de ces mains et leurs jeux débutants
de son rire qui éteint la lueur des écrans





2 commentaires:

flipperine a dit…

comme c'est intéressant de voir l'enfant s'éveiller et grandir

Valentine a dit…

Un beau texte sur l'enfance ! (petite... Maxou ou l'un des tiens ?)
Encore une remarque : le lien sur "l'enfant" est inopérant : il mène à une page privée qui requiert une identification.
Bises !