jeudi 7 mars 2013

Entre les traces



A ceux qui ont perdu un être cher


Le temps leur est venu des
traces
de l'intervalle entre les traces
objets muets
poignées de terre meuble
que l'enfant seul devine
coulant en leur triomphe d’eau


Le temps s'est arrêté.

Silence à grande fleurs

Le ciel est jour de pierre

Et les gestes fouillant
jusqu'à ces noeuds du coeur où s'allumaient des arbres


Ce soir

ils entendent sa voix

Un souvenir de pas vient trouer l’hébétude

leur hâte  à se lever est du pays d'avant
mais rien


Résonance les murs

plus grave chaque fois

Ce qui était vivant l’était par elle

le soin qu’elle apportait à soulever les choses
pour éclairer les heures
ses mains qu’on devinait
ailes priant les fleurs
mais tout est éventré que les ombres dévalent

Le temps leur est venu










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