lundi 11 mars 2013

Espérance







Combattre
cela ne peut se concevoir que dans l’amour de l’adversaire
pas cette haine qui grandit
et vient sécher ton cœur de tout ce que j’aimais
pas cette hargne traversière
au métal irisé sans
musique tandis
que les fleurs se replient sous terre
à tout jamais

Tu oublies chaque jour davantage de laisser au fossé dormir tes certitudes

entre les bleus des champs
asseoir l’exaltation
est-ce que tu te souviens qu’on peut rire de soi
en se tenant plus près de l’armée de fougères
que le feu n’interrompt dans leur poussée fiévreuse
est-ce que tu te souviens de ce petit mot :
joie ?


Je ne suis qu’une mère

et comme toi je crois qu’il faut ouvrir leurs yeux
à ce qui se prépare si on ne reste pas
guetteurs
tout près du feu
mais je sais aussi fort
à l’urgence de tuer nos nippes de grisaille
nos monstres bavards
ouvrir une fenêtre au milieu des rocailles
chanter aimer rire chanter

Si nous ne portons plus l'espoir

si nos mots sont tout couverts de mouches noires
si nous ne portons plus leur vie au chaud des mains

quel sera leur demain?



2 commentaires:

flipperine a dit…

il faut garder l'espoir il fait vivre et fait oublier bien des choses

Martine Maillard a dit…

Une belle colère constructive, qui parle de fleurs pliées sous terre... J'aime beaucoup !