dimanche 17 mars 2013

La blessure







Nous revenions
le coeur empli de mots qui marchent
les bras ouverts en guise de présage
nos sandales légères n'écrasaient pas la nuit

Ils n'entendirent pas
mes chemins de Gascogne aux vignes dépeuplées
le temps qui bourdonnait dans la petite mer
ces vies que l'on ramène du brouillard de sel

Que ça fait mal avoir laissé



Un jour
vous conterai

la traîne de parfum qui soutenait nos pas vers l'aube fraîche encore
les chaumes ruisselants au détour des forêts
quand un galop se perd
et cherche sa dérive

le lait noir qui coulait des paroles de pierre dans les vieux cairns voûtésles îles dont les lèvres taisent les marées

Nous revenons
le coeur empli de mots qui marchent







1 commentaire:

Valentine a dit…

Des mots qui marchent... Quelle trouvaille ! Et puis, quelle gaieté alors, avec ce vers immense à la fin qui n'en finit pas de raconter...
(Allez je change de casquette ci-dessous parce que je suis fâchée avec google+ et blogger qui va avec)