vendredi 15 mars 2013

Le contrebas des crimes


 

Eteinte fête
  et loin
  l'été

beautés frappées de paresse



O ma terre mon jardin ma saison
il est trop tard dans la raison
il lui faut accepter que les fleurs se digèrent
Etrange solitude

Personne n’ose approcher du contrebas des crimes
ça glisse
on pourrait y rejoindre ses propres forfaits



Une chose me chaîne
j’ai laissé mon chapeau
sur la branche des peines






1 commentaire:

Martine Maillard a dit…

Extraordinaire, comme tu as modifié certains mots pour faire dériver le sens... Et cela donne une double image, donc un double sens, un effet de résonance... Devant : le jardin ; derrière, une peine qui pèse. Mais immanquablement, on lit tantôt "en contrebas des cimes", tantôt "en contrebas des rimes"... Si bien qu'on se demande bien ce que vient faire là le "crime" ? (mis à part dans une pièce de théâtre surréaliste genre Apollinaire ou Cocteau, ou un tableau genre Magritte ?).