mardi 12 mars 2013

Le pays de la présence légère




Tu sais, je l'ai trouvé le lieu où me poser
il se tait il t'écoute n'attend rien de précis
rien ne vient quereller ses courbes tranquilles et pleines
J’ai aimé ces endroits où la lumière claque et vient se bouturer au fond de la prunelle

mais tu vois c’est ici que mes pieds s’enracinent
que les phrases se déplient juste après le silence
et juste avant le cri.
Tout y est quiétude

choisie
bien sûr parfois je sens de vieilles cicatrices
l’envie de voir la vie
de regarder mon ombre et la sentir bouger
de me sentir debout

bien sûr c’est souvent seule il n’y a pas de soleil et encore moins de bruit
La faim de faire vivre les phrases les plus simples
y surgit lentement
 
A force d’entourer je devenais un cercle
les bords tout emplis de menaces
à force de pré-sens je donnais à demain les réponses aux questions qu’on n’avait pas posées
j’abîmais le dessin des bonsoirs dans la nuit

Pourquoi il fait si sombre

on dirait que le jour s’est assis par terre
et n’a même plus la force de se relever
dehors vide
et dedans
Par instants des pointes  travaillent

je suis dans l'entre deux
quand on n'ose franchir la clairière vers l'oubli
quand dansent sous les pas les contrées de l'instable
ses lisières de méfiance
Il faut se décider.
 
Simple de raconter la terre étincelée de nuit
l’impatience sucrée des abeilles dans les champs
et l'absence qui sèche l'ampoule crevée
le manque

si on l'accepte
y est empli de lumière
 
Au pays de la présence légère


Percussions légères Israëliennes




2 commentaires:

Martine Maillard a dit…

J'ai dû le lire celui-là par le passé... Tu as su te situer en toi-même et laisser parler tant de choses ! C'est étonnant de délicatesse de et de richesse.
Mais encore une fois le lien renvoie à un site hébreu qui, si on le traduit, nous apprend que la page n'existe plus...
Bises !

flipperine a dit…

un joli poème il faut aller là où on se sent bien quand on a le choix