dimanche 3 mars 2013

Merveillesue Bretagne * 5 * Du cap Frehel au Fort Lalatte








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Ce matin là, le temps n'incite guère à la promenade. Du vent, un ciel qui semble décidé à se plomber de minute en minute. 
Un petit morceau du chemin des douaniers, le GR 34, entre le cap Frehel et Fort Lalatte. Nous irons à notre rythme pour accomplir les quelques 7 kilomètres  du trajet. En dégustant les paysages...



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Départ donc sous un ciel qui menace après avoir visité les deux phares. Le plus ancien est l'oeuvre des architectes de Louis XIV. Le plus récent et vraiment moche date de 1950.
Et nous avons beau comprendre son utilité sur une côte aussi dangereuse, cette architecture stalinienne dépare vraiment dans le paysage. Nous lui tournons donc le dos sans regrets puis nous engageaons dans le sentier des douaniers, courage en bandoulière et regard émerveillé...





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En dépit d'un ciel très capricieux, l'eau est un véritable bijou, en contrebas de falaises accidentées à en donner le vertige:


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On se laisserait bien couler dans ce toboggan de pierrailles et de fleurs si la fraîcheur de l'air et la conviction d'amasser plaies et bosses ne nous retenait ... un peu !
Les photos ne rendent pas compte de la luxuriance de la végétation ambiante. Ce ne sont que coussins de bruyère, ajoncs,  pourpiers multicolores. Et que de parfums se mêlant subtilement à celui des embruns qui fouettent nos visages... Je ne puis que conseiller à qui aime la nature cette promenade tranquille et époustouflante, sur un chemin qui surplombe le plus souvent sans trop danger un paysage sauvage, accueillant, coloré:


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Dans notre dos s'élargit par endroits le chemin déjà parcouru.
Etonnant comme, lorsque le paysage est beau et la promenade rêvée de longue date, la fatigue ne se fait jamais sentir. Et pourtant nous marchons d'un bon pas bien tonique sur un petit sentier parfois un peu acrobatique...
Point de bateaux, point d'humains en vue. Point d'autre rumeur que celle des oiseaux de mer et du vent. Nous ne croiserons qu'un couple revenant de la même balade. Et je suis parfois un peu inquiète lorsque Michel disparait en contrebas pour y approcher avec son appareil photo le fracas des vagues. Il m'avouera s'être fait peur, lui aussi, ayant mal estimé le glissant de certaines roches recouvertes d'algues et de sel.



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A ce stade là, nous avons accompli la moitié du voyage... Deux bonnes  heures déjà  entre crachin et soleil!




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Devant nous, couleurs par instants prisonnières des paupières de la brume, ce qui nous attend. Le panorama est si beau que je resterais bien là toujours!




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De quoi avons nous besoin, en vérité, face à la splendeur intouchée de la Nature? De rien d'autre que de méditer sur ce qu'elle nous dit, si directement, sans passer par les mots, de notre force et nos fragilités.

Privlège que cette absence de besoins et j'en ai bien conscience... ce temps que l'on consacre à se resituer dans le monde, je ne puis en jouir que parce que rien ne vient contrarier mon existence ou la rendre douloureuse, pesante, difficile, emplie de problèmes et soucis.




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Bientôt le fort Lalatte - qui apparaissait, disparaissait au gré des courbes et ondulations infimes du terrain - se dessine plus nettement. Perché sur son éperon, il semble d'abord aimable et minuscule. Nous constatons bientôt qu'il n'en est rien: c'est bel et bien un fort défensif et les multiples accès qui y conduisent, dont certains caressent de fort près  la vague avant de remonter, disent la fascination exercée sur le visiteur par cette construction qui se confond avec le roc sur lequel elle est édifiée.

Il nous a fallu presque quatre heures de marche pour arriver là.  La seconde partie du trajet étant plus facile ou alors... nos muscles plus chauds.
Une halte pour nous restaurer rapidement car l'intérieur de la forteresse et tout un pan de l'histoire locale nous attend...



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1 commentaire:

flipperine a dit…

les côtes de la betagne sont très sauvages moi je connais plus la loire atlantique