dimanche 3 mars 2013

Merveilleuse Bretagne * 2 * l'archipel des Ebihens

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Ce matin-là nous nous levons tôt pour rejoindre à pied depuis le petit village de Saint-Jacut-de-la Mer l'archipel des Ebihens.
Il fait beau, point trop chaud encore. Nous attendons que la marée descende, émerveillés des cris d'oiseaux et de toute cette vie qui s'anime sur l'estran. Puis lentement, galets glissants après galets dégoulinants de la falaise  ( il n'y a pas d'autres moyens de rejoindre la plage que de descendre ce mur de galets) nous nous trouvons enfin sur la langue de sable qui peu à peu se vide de son eau...


Il nous faudra une  demi-heure pour rejoindre l'île principale depuis le continent. Nous nous arrêtons souvent et cherchons les passages qui nous permettent d'avoir ... un  peu... les pieds dans l'eau. L'archipel est gardé par un chaos de roches sombres entre lesquelles se nichent de merveilleux coquillages. Mais je ne dois pas retarder notre périple car nous sommes suspendus à l'heure de la marée remontante!




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L'Archipel des Ebihens fut habité depuis bien avant notre ère. Des fouilles archéologiques y ont par ailleurs mis à jour  une activité pré-industrielle celtique: la fabrication de pains de sel de mer. Ces beaux cailloux aux côtes échancrées sont-ils devenus un archipel lors du raz de marée de l'an 709 ? Rien n'est  certain... On doute même aujourd'hui de la réalité de cette catastrophe  qui donna lieu à une intéressante et fort poétique publication, ici.

L'îlot principal fait environ 20 hectares de superficie et c'est  sur celui-ci que nous allons promener. Devenu une propriété privée avec deux petits ports de plaisance et de bien belles plages, il est cependant ouvert aux touristes peu nombreux qui empruntent son beau chemin balisé surplombant la mer:


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Les fougères rousses dansent dans la brise maritime, ici ou là des ronciers encore couverts de fruits me tendent leurs bras chargés d'épines: le bonheur!!
Bientôt le chemin de plus en plus étroit est assommé de chaleur. Il est midi, cela fait deux heures que nous marchons et la proximité d'un passage en sous-bois nous réjouit, même si la lumière est encore fort vive sous la ramure!


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Un arbre se couche soudain en travers de notre route!  Parole, il a fallu négocier âprement pour qu'il soulève son ventre chenu et daigne nous laisser passer... on ne résiste pas à une fée sur cette terre Bretonne, fût-elle posée sur la mer!

Nous sommes récompensés de notre ascension lorsque dans le vent qui commence à souffler nous découvrons cet espace d'eau loin devant, traversé de voiliers et d'oiseaux. Et ce sable qui ferait pâlir de jalousie ceux  d'îles plus exotiques:

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Reprenant l'autre partie du chemin qui redescend vers l'entrée de l'île, nous croisons une souche assez impressionnante en taille qui fait rêver Michel. En voilà un beau morceau de bois dans lequel sculpter des daïsas à ses suisekis!

La taille de ma menote vous dit celle du tronc que protègent de la vue des plantes sauvages et toutes hérissées.

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Il nous faut nous hâter car la marée remonte très vite et de fait, je terminerai la traversée avec de l'eau à mi-mollet. Les parcs à huîtres ( ou à moules?)  tissent la mer de leurs piquets:



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Le ciel changeant, comme il est si fréquent en Bretagne,  donne à certains coins de la plage de sable blond des allures de métal. martelé  L'oiseau s'y  trouve très bien chipotant quelques algues:


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Mais ce gris trop soudain me donne envie de couleurs. J'irai les cueillir entre sable et galets que le soleil se hasarde à lécher de ses rayons.
Ce sera mon bouquet du jour,  qui nous accompagnera vers Saint-Malo puis la pointe du Groin :



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1 commentaire:

flipperine a dit…

des petites plages merveilleuses et des sous bois bien agréables