jeudi 14 mars 2013

Ombre morte



Cet été j'arrachais un merle aux griffes de mes chats...





  Dans l'herbe qui se lève
la puanteur d'une ombre
            le juste ça d'une nuque brisée


Mon trait joyeux dans un été brusquement vide
            ta plume éparpillée en feuillage de sable
    ton regard dénoué de toutes ses hantises
                le col que ne caresse un frisson de hauts vents
m'accueillent en leur temps
                    qui est d'un autre feu

M'oiseau
        mon sans savoir
    mon instant déployé en d'innombrables branches
                    ma sève d'espérance
je contemple le trou de ta pauvre blessure
            sous les croix d'un soleil
                    aussi désert que froid




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Le chant du merle noir enregistré par J.C.Roché





 

2 commentaires:

Martine Maillard a dit…

Pieux hommage...

Martine a dit…

Re-bonjour Viviane,

Je ne sais si mon commentaire sur "les hier bleus de l'ombre" a été pris.Au cas où ce serait non, je te redis que j'ai beaucoup, beaucoup aimé.
Pauvre merle. Tes mots le caressent si joliment avant qu'il ne tombe dans l'oubli. J'en ai trouvé un ,un jour, mais pas tué sur le coup. Quelle peine face à ce triste spectacle.Les tigres d'appartements sont des chasseurs redoutables dans nos jardins.

Bonne journée Viviane
A bientôt
Martine