dimanche 10 mars 2013

Ressac





Mais les vagues toujours s’en vont rêvant les vagues
    toujours nous mord le sel où nous fûmes
mordus
   

Les yeux fanés d’embruns
            sur la peau échouées
            dans le cœur et dans l’âme
        vagues viennent vont
de l'horizon
tordu
  leurs caressantes gifles éprouvant le sable

Peut-être

sous la peau
 percée de mille dagues
une fleur que le sel jamais ne rongera

Mais les vagues toujours s'en vont où temps dit vague

toujours nous mord le seul
où nous fûmes
mordus







     


1 commentaire:

Martine Maillard a dit…

Que de jeux de mots ! ("temps dit vague" "le sel" - "le seul") mais aussi que de jolis mots ("leurs caressantes gifles..."), et puis quel réalisme car finalement on la ressent, la morsure du sel sur les chevilles...