mercredi 13 mars 2013

Si j'étais un nuage




Si j’étais un nuage je serais transparence
au-dessus d’un désert
et ma non-existence
serait humble prière
aux dunes qui avancent
en quête de la mer.

Si j’étais une fleur, je serais en futur

dans un jardin de pierres
tout au milieu d’un temple. Autour de moi les murs
ne connaîtraient l’hier
ni l’aujourd’hui amer
et guirlandes blessures.

Si j’étais animal, je serais une offrande

à la bouche affamée de ceux qui ont des dents
et je me nicherais où les chasseurs attendent
avec en bandoulière hypocrisie qui pend

Si j’étais un poète?

Je ne serais plus rien,
rien qui vaille la peine de faire ce chemin
chaque mot déposé et ma valise prête
à être abandonnée, j’irais vers le matin
le tout dernier matin où le rêve s’arrête.




3 commentaires:

Martine Maillard a dit…

Oui, eh bien tu as bien tort de n'être rien du tout, ou transparente, ou sacrifiée... parce que ce que tu nous offres est d'une consistance et d'une beauté sans pareilles. Disons que, de même que les "mères" s'effacent pour laisser croître leurs enfants, de même tu sais t'effacer pour laisser briller ce que tu crées. Et ma foi, on en reste ébloui...
(Sincèrement !)

Viviane a dit…

Mille merci Valentine, je sors d'un délicieux diner en famille qui m resource de semaines difficiles.
Mais il est vrai quil m'arrive e souhaiter me dissoudre...

flipperine a dit…

un seul commentaire pour tous ces beaux poèmes, dans la vie il faut tracer son chemin et le bon il est parfois semé de cailloux, d'embûches mais à chaque fs il faut se relever il faut bâtir son monde un monde meilleur et si j'étais il faut savoir se contenter de ce que l'on est et de ce que l'on a