mercredi 13 mars 2013

Vendages tardives



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Nous rentrions. Tu dormais.


Le froid pesait sur la route.
Je sentais son talon enfonçant à la nuit
les coteaux, les fossés, les villages.

Oublier.
Le temps de l’écartèlement.
La faute originelle.
La brûlure innombrable du non-dit.
Cette journée étroite
où l’espoir même ne savait plus respirer


Laisser courir les mots

entre chiens et loups


L'ubac dans notre dos

Soudain l’épaule de ton sommeil
m’ouvrit un rideau d’arbres
un grain
au fond du ciel
un grain joyeux grain de soleil
il m'a laissée le vendanger
avant de s'effacer

TzimTzum


La Vie


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1 commentaire:

Martine Maillard a dit…

Extraordinaire, cette tristesse pesante, soudain levée comme un "rideau" par la sensation de la tête qui bouge sur l'épaule (une odeur ?)...