samedi 16 mars 2013

Viendra l'heure des oiseaux



Hier les grues ont allongé au-dessus des toits
        leur tribu de cris ronds
Avaient-elles mal?

Ou la joie d'un soleil?


J'imaginais déjà les rives d'autres Nils
et les nuages creusés de tant d'érudition
j'imaginais le pied bruni
du ciel au pas des cases
les rires des enfants
jouant tout droit
tenant au creux des paumes
un peu du jour
qui tombe



Il n'y a plus de vent
ce matin
ni de soleil ni de moulins
perchés sur les labours
il n'y aura plus de chants d'oiseaux
fragiles cruautés pour le lierre mourant

prends soin
de leur absence
prends soin 


N'éteins jamais les eaux
les calmes eaux rêvant d’un oiseau qui se pose
   et tire de la boue sa faim née depuis l'aube




1 commentaire:

Martine Maillard a dit…

J'aime beaucoup la délicatesse de la fin... "Prends soin..."