mercredi 10 avril 2013



La bête usée des mauvais jours se couche
    combats bleus sur le flanc
            son museau que mordaient nos rires
        s'endort au serpent des racines
et le couteau des ombres
            planté loin de ses pattes velues

La bête usée des mauvais jours repose
            le ciel est froid si longuement
    si tendrement gelée l’herbe dans mon jardin
qu’il semblerait
soudain
        que tout peut s’accomplir








4 commentaires:

flipperine a dit…

le printemps arrive il y a du soleil mais le vent se lève

flipperine a dit…

le printemps arrive il y a du soleil mais le vent se lève

Valentine a dit…

Oui, comme tu dis... "Que tout peut s'accomplir"... Cette sorte de fatalisme qui nous prend quand on est épuisés par la lutte et qu'on abandonne... Quand on arrête de nager et qu'on s'abandonne au flot...

Mais moi je te dis : attrape une bouée !!! Grosses bises !

Valentine a dit…

Cela dit, ce poème-là n'est pas si triste : elle est là, la bouée ; c'est le jardin...