vendredi 5 avril 2013

Les routes plus graves





Nous cherchions des routes plus graves
        et folles de leur ciel si bleu
        
Sous nos pieds
la charpente des pierres

A peine si certaines écartant cette croute
               nous entendaient passer


Puis les Rias de foudre
         où le vent blanchissait un parfum de charogne
et je te regardais
trébuchant dans ta voix joyeuse d'autres sels
le visage accueillant sans armes les embruns

Combien de paysages avions nous écornés
pour empoigner enfin

          
à force d'horizons
l'autre côté du voir

l'
eau calme de l'insu


3 commentaires:

flipperine a dit…

bien souvent surtout pour moi je recherche les routes, les chemins bien praticables pas trop accidentés
je n'ai pas envie d'escalader et de me casser un membre mais là pas de promenade en vue il pleut

Valentine a dit…

C'est merveilleux, je voudrais noter tous les effets de sens que tu produis par des rapprochements de mots inattendus, ou la désinvolture avec laquelle tu campes d'un seul trait ton compagnon ("trébuchant dans ta voix joyeuse d'autres sels")... C'est plein d'énergie, les routes ont beau être "graves", les paysages être "écornés", l'abondance des horizons m'entraîne !

Miche a dit…

Je l'ai déjà... tes mots lus à voix haute... c'est une musique.
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