mercredi 12 juin 2013

Murets


Quand mes pas me conduisent dans la campagne toute proche
la fraîcheur des murets m'attire comme une source

Mes doigts aiment sans hâte le rugueux qui s’effrite
et la nielle qui brune
les gardiens de pierre


Il reste de l’humide
une peur élastique, serpentine ou véreuse
figure inachevée toute offerte à mes rêves
un petit creux de nuit qui enfonce obstiné son désir pyramide

On pourrait croire encore que tout va s’écrouler

mais le lierre

Je voudrais tant savoir l'autre côté du mur
ses dangers ses abris
les baies chargées de nids
les cris jaunes et noirs ébauches inquiètes



Je voudrais tant savoir l’autre côté du mur
le penser des fougères
le temps qu’il leur fallut pour traverser la pierre
et se tendre à la bruine



1 commentaire:

Valentine a dit…

C'est magnifique, cette rêverie autour de la sensation de la pierre et de tout ce qui l'environne...