jeudi 12 septembre 2013

Pain de montagne





Oh ce pain des montagnes
chaleur du four encore
    toute proche

De sa mie brume douce un parfum que les mots
            impossiblent
Seule ma langue
        contre la vôtre
    pourrait vous faire goûter la douleur de trancher
        au cœur blanc et mouillé la longue flamme blonde
et le geste amoureux qui résonne la pâte


Regarde
            les reliefs coupants
presque brûlés
leurs pentes assagies
    le fin dessin des routes
            on peut trouver repos sur sa croûte



3 commentaires:

Valentine a dit…

Génial... Ce verbe "impossiblent"... et cette description toute concrète, sensuelle, de la texture de la miche. Hmmm !

lutine a dit…

mémoire de la tourte de pain dans cet immense tiroir sous la table de chêne, il y avait aussi la farine déposée tout au fond et les miettes des pains précédents, sans oublier le parfum à chaque ouverture presque aussi grande que l'enfant que j'étais

renaud a dit…

Viviane, bonsoir
Je suis satisfait des modifs apportées à ton blog consistant, notamment à pouvoir, à nouveau,dialoguer avec toi par le biais des commentaires.
J'espère que tu as passé un bel été et que tu te portes bien.
Oui que serait t'on sans pain.Ton sujet me ramène inexorablement au dilemme proposé par Camus: " que préfères tu : celui qui veut te priver de pain au nom de la liberté ou celui qui veut t'enlever ta liberté pour t'assurer ton pain ?"
Bises de fin d'été.
Renaud