dimanche 6 octobre 2013

Entité



A quoi servent les rêves
    ces écarts que l’on fait à part soi dans la nuit
       lorsque s’épuise la
lumière au coin d’une fenêtre


Ca fait presque pas mal

    mais je la sens qui bouge et voudrait éclater
le carcan de ses manques

Mémoire
    galeries disjointes

Le corps tombe

d’un
seul
coup

Alors

elle
s’élève
doucement
horizontale
        rejoint l'oublié loin

Là bas fontaine un ciel tout empli de pardons

    où la vie se prépare à d'autres forteresses
            je la sais qui se cherche une autre chair à vivre
    et quand je me réveille et qu’elle est revenue
    ça fait presque pas mal mais
je sens
    que ce chemin de nuit au delà des cloisons
a trouvé conclusion presque désespérée
dans l’inconnue
que suis



3 commentaires:

Valentine a dit…

Comme on la sent, cette chute, et puis cette lente remontée par la force du regard qui fixe le ciel au loin !

Martine a dit…

Bonjour Viviane,

On ne te voit plus. j'espère que tu vas bien. Ton magnifique jardin doit te prendre beaucoup de temps. sans doute aussi ta famille....

très jolie poésie où tes mots nous entraînent sur des chemins entre ombre et lumière

Douce journée à toi ;)
Martine

Viviane a dit…

Coucou à toutes deux, mille merci de ces retours, les textes sont pré-programmés depuis des mois et depuis des mois je consacre la quasi totalité de mon temps à m'occuper de ma mère, qui a été enfin prise en charge sérieusement pour une psychose paranoïaque très ancienne. D'où mon absence partout...