vendredi 22 novembre 2013

Feuiles racornies



Feuilles racornies
le froid nous parle à sa façon
une invitation rousse
Rentrer au chaud
craquer un feu
regarder fondre la bûche douce dans l’âtre.

Depuis combien d'années n'entendons nous plus le chant

bref et mélancolique du bouvreuil pivoine
dont la gorge enflammée écartait les épines
du genévrier au bas de la maison?

Son cri naissait nos gestes de printemps



Feuilles racornies

ou sages escargots aux pieds tout rabougris
dont l’unique coquille bordée d’océans
va de leur pas scient ?
                L' hiver sera lent


4 commentaires:

Babou* a dit…

Je suis venue doucement pousser la porte de ton espace et poser mon message sur une feuille rousse... Tes mots emportent toujours tes lecteurs. Merci de ce partage. J'écoute toujours Erik Satie en pensant à toi... une sorte d'empreinte de toi sur ma vie. Douces pensée de Babou*

Anonyme a dit…

Je retrouve tes mots avec plaisir.
J'aime partager de loin ta vision du monde.
Merci
marlene04

Martine a dit…

Coucou Viviane,

Délicatesse de ta vison sur ce changement de saison. Une élégance que j'ai tant de plaisir à retrouver.. lorsque le temps ne fait pas trop défaut.

Superbe poésie. merci pour partage Viviane
En te souhaitant une bonne journée
A bientôt ;)
Martine

Valentine a dit…

A l'opposé du texte qui suit (Tarifa), celui-ci est chaud et craquant comme le feu, comme les feuilles sèches, tout en lui crépite comme le cri du bouvreuil pivoine, assorti aux flammes... Toute une atmosphère, que j'adore.