samedi 8 février 2014

Lame obscure










Petites fourmis de feu glacé

quelques flocons ont mordu mon visage
avant de se poser sur les lueurs de causses
dont se revêtent les courbes du jardin

L'herbe est en éventail écrasée par gel
mais dans le bois
intense
une lumière franchit les morts
qui sait ce qu'elle mesure avant d'être tranchée
par la lame obscure des arbres





3 commentaires:

Valentine a dit…

Tu sais disposer les mots de façon à ce que leur pouvoir se décuple... Chaque syllabe lourde de sens et de résonances... Vraiment, j'admire !

aimela a dit…

Un très joli poème sur une photo splendide

Anonyme a dit…

Je te retrouve avec un grand plaisir,
après une longue absence. Merci pour la subtilité du moment que tu retraces pour nous. Comme toujours des mots qui enchantent...
marlou